Women Right Online (WRO): accès à internet et autonomisation de la femme

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Réduire le gap numérique entre les hommes et les femmes, rendre internet accessible à tous ne cesse d’être le combat de plusieurs organisations. Au nombre de celles-ci, l’on note celui de la fondation World Wide Web qui se bat comme elle peut et mène des actions çà et là.
Parmi les actions menées, le projet de recherche Women Right Online (WRO) dont vous pouvez voir les résultats ici, a été mis sur pied. Pour mener à bien ce projet, la fondation a établi plusieurs partenariats en Afrique avec différentes structures dont AE Tech Consulting en Côte d’Ivoire. Ce cabinet s’est chargé de réunir des acteurs œuvrant pour la promotion des femmes dans les TIC à un déjeuner débat sur les droits de la femme en ligne le mardi 15 Août 2017.

  Crédit photo: AE Tech Consulting

Pour mieux réfléchir au problème posé, nous avons été répartis par groupes de 05 sur les thématiques suivantes :

  1. L’accès à internet et autonomisation de la femme
  2. La sécurité en ligne
  3. Les services et contenus pertinents pour les femmes
  4. Les compétences numériques et l’éducation
  5. L’internet abordable

Dans mon groupe, nous avons échangé sur l’accès à internet et autonomisation de la femme. Nous avons listé quelques problèmes qui empêchent la gente féminine d’utiliser internet : 

  • La place de la femme en Afrique et la scolarisation des filles
  • L’accès aux outils informatique et à leur utilisation
  • Le manque de sensibilisation à la bonne utilisation de ces outils

Le problème de scolarisation de la femme en Afrique, plus particulièrement en Côte d’Ivoire

 Crédit image: RFI

La plupart des filles en Côte d’Ivoire et surtout dans les régions du nord, ne sont pas scolarisées. Selon ce peuple comme plusieurs autres d’ailleurs, la place de la femme se trouve dans la cuisine. Malgré les différentes campagnes de sensibilisation menées çà et là par les autorités étatiques, ces stéréotypes demeurent et le taux de scolarisation des filles dans ces zones est relativement bas. Pour pallier à ce problème, il faut donc plus d’actions de la part des autorité et un appui consistant aux organisations qui militent pour l’accès à l’éducation de la jeune fille. 

L’accès aux outils informatiques et à leur utilisation

Deux difficultés majeures constituent un frein à l’accès à internet en Côte d’Ivoire :

  • Le coût élevé de la connexion
  • La lenteur de la connexion dans certaines zones de l’intérieur du pays

1 Go de données mobiles prépayées coûte plus de 5 % du revenu mensuel moyen en Côte d’Ivoire. Dans une récente étude menée par AE Tech Consulting, 46 % de 775 interrogées femmes ont déclaré ne pas accéder à l’internet à cause du prix. Sur 120 personnes déclarant ne pas avoir accès à internet, 88 % sont des femmes, comparées à 12 % chez les hommes.
Comme solution proposée dans ce cas est donc la révision à la baisse des coûts internet.
Quant à la qualité de la connexion dans les zones reculées du pays, des actions sont déjà entreprises par les compagnies de Télécom dont l’une a affirmé il y a peu, d’importants travaux qui permettront à terme d’offrir une meilleure qualité à des coûts abordables.

Le manque de sensibilisation à la bonne utilisation d’internet

Plusieurs femmes ou jeunes filles se retrouvent du jour au lendemain sur le devant de la scène, et ce, de la plus mauvaise des manières : des vidéos d’elles à caractère pornographique sont diffusées sur les réseaux sociaux, des images obscènes, des publications qui ternissent leurs images. En témoigne le scandale qui a éclaté au Bénin à propos de deux jeunes filles qui ont diffusé une vidéo dans laquelle elles tenaient des propos obscènes sur les médias sociaux. Cela a causé leur renvoi immédiat de leur établissement.
Toujours selon une étude menée par le cabinet AE Tech Consulting, seulement 25 % des 775 femmes interrogées ont déclaré avoir utilisé l’Internet pour chercher un emploi, rechercher des informations ou exprimer une opinion sur un sujet précis. Que faut-il donc pour les amener à bien utiliser ce puissant outil ?

  • Organiser des campagnes de sensibilisation à la bonne utilisation d’internet et des médias sociaux
  • Promouvoir des plateformes de formation gratuite : Mooc
  • Diversifier les services et contenus en ligne pour la femme
  • Montrer l’opportunité qu’offre internet pour promouvoir ses compétences, son savoir-faire, élargir son réseau

Au terme de l’échange, nous avons fini par conclure qu’il fallait plus d’investissement de la part des autorités compétentes comme un réel appui aux associations militant pour réduire le fossé numérique entre les deux genres, des programmes de vulgarisation des TIC axés sur le genre, des campagnes de sensibilisation sur les avantages énormes que peut leur procurer cet outil et pour finir la réduction des coûts et l’amélioration de la qualité de connexion pour faciliter l’accès à internet.

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TokpaTIC est un blog d'actualité sur les TIC en Afrique avec un focus sur la Côte d'Ivoire

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